Santé Mentale revue de presse octobre 2021

Journée mondiale sur la santé mentale

Un Rapport de l’OMS publié à l’occasion de la Journée mondiale sur la santé mentale le 10 octobre 2021 souligne le déficit d’investissement dans la santé mentale au niveau mondial, l’accent étant mis sur l’amélioration des soins de santé mentale de qualité.En 2020, seuls 51% des 194 États Membres de l’OMS ont déclaré que leur politique ou plan en matière de santé mentale était conforme aux instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits humains, soit bien en deçà de la cible de 80%. Le Plan d’action global de l’OMS pour la santé mentale a été prolongé jusqu’en 2030 et comprend de nouvelles cibles pour l’inclusion de la santé mentale et du soutien psychosocial dans les plans de préparation aux situations d’urgence, la recherche, et l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires.

Revue de l’OMS, 8 octobre 2021

La santé mentale tabou dans les milieux sportifs

Cela fait dix ans que la Fifpro (Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels) travaille sur le sujet de la santé mentale. En 2013, une étude pilote sur la prévalence et les causes des troubles de la santé mentale pendant et après la carrière a été menée, élargie en 2015 elle a montré que 15 à 25% des anciens joueurs professionnels souffraient de symptômes d’anxiété et que la proportion était encore plus élevée chez les joueurs professionnels en carrière (25 à 35 %). Les troubles psychologiques sont donc des problèmes répandus et auxquels il faut répondre: l’axe prioritaire de travail serait l’intégration d’un staff médical psychologique dans les clubs professionnels et de développer des instruments pour repérer au plus tôt les troubles.

Source: France info sports, 10/10/2021

Pour une approche politique de la santé mentale

Si les mesures annoncées à l’occasion des assises de la psychiatrie sont une avancée indéniable, avec notamment la mise en place d’un numéro téléphonique national de prévention du suicide, elles seront loin de résoudre la crise catastrophique que connaît ce secteur. La distinction entre «psychiatrie» et «santé mentale» peut avoir l’apparence d’un débat sémantique entre spécialistes. Il s’agit pourtant aussi d’une question de fond essentielle, celle de la vision politique de la place des troubles psychiques dans la population et dans la société. Mon point de vue est qu’on ne peut pas traiter séparément psychiatrie et santé mentale et qu’il faut davantage de moyens humains et financiers.

Source: Libération, par Antoine Pelissolo, Professeur de psychiatrie au CHU Henri-Mondor à Créteil et secrétaire national adjoint du Parti socialiste,le 4 octobre 2021

Les psychanalyses low-cost risquent de plomber patients et soignants

Le gouvernement a annoncé en septembre le remboursement des consultations des psychologues libéraux. Une bonne initiative mais les propositions et les modalités sont en complet décalage avec la pratique actuelle. D’abord le tarif plafonné à 40€ alors que le métier de psychologue est difficile quant à la responsabilité et les années d’études avant d’exercer.Les conséquences d’un tel plafonnement sont la mise en place d’une psychologie libérale à deux vitesses et à ubériser cette profession : les patients qui n’auraient pas les moyens financiers se retrouveraient dans des cabinets qui, pour «s’en sortir», proposeraient des consultations low-cost, façon speed dating, d’une durée de vingt minutes, ne permettant pas de mettre le patient en confiance face à ses traumatismes. Une inégalité dans l’accès aux soins et dans la rémunération des professionnels de santé devrait interpeller d’emblée les Français.

Source: Libération, 9 octobre 2021

Santé mentale des enfants européens : une situation qui s’aggrave

Dans un rapport de l’UNICEF qui devrait alerter toutes les capitales européennes, l’UNICEF avertit aujourd’hui que le suicide constitue la deuxième cause de décès chez les jeunes en Europe.Il fournit à la fois des données inquiétantes sur le stress que subissent les jeunes mais également des recommandations claires à l’intention des gouvernements de toute l’Europe et des institutions de l’Union européenne.Le rapport révèle également que 19% des garçons européens âgés de 15 à 19 ans souffrent de troubles mentaux, suivis par plus de 16% des filles du même âge. Neuf millions d’adolescents en Europe (âgés de 10 à 19 ans) vivent avec des troubles mentaux. Dans plus de la moitié des cas, ils sont alimentés par l’anxiété et la dépression.

Source: l’UNICEF 14 octobre 2021