Santé mentale, articles sur la toile mai 2020

Actualité par Alfapsy Formation en santé mentale

La santé mentale des jeunes se dégrade en Europe

Selon une étude de l’OMS publiée le 19 mai, les enjeux économiques et environnementaux pèsent sur l’état psychique des adolescents.

Réalisée tous les quatre ans, cette étude sur le comportement des enfants (Health Behaviour in School-Aged Children, HBSC) étudie 227 441 enfants d’âge scolaire (à 11, 13 et 15 ans) de 45 pays, principalement européens, dont la France où  « Le contexte globalement plus anxiogène au niveau social, économique − avec plus de chômage − et environnemental », souligne la docteure Emmanuelle Godeau, enseignante-chercheuse à l’Ecole des hautes études en santé publique, qui coordonne l’enquête HBSC pour la France. A cela s’ajoute le stress lié au travail scolaire .« Les comportements les plus délétères et les problèmes de santé sont plus présents dans les milieux défavorisés »

source : Le Monde Par Pascale Santi Publié le 19 mai 2020

Covid-19 : quelles conséquences sur la santé mentale ?

Après le confinement, on a commencé à se soucier des problèmes de santé mentale, à se pencher sur les retombées du contexte épidémique, de la distanciation et de la quarantaine confinée en termes de souffrance, voire de risque de dépression. Il existe peu de données quant à l’impact précis de cette crise sur la santé mentale des populations, que ce soit à court, moyen ou long terme.

Une revue systématique de la littérature, portant sur la comparaison avec d’autres coronavirus (SARS et MERS), a souligné durant les phases symptomatiques l’apparition de perturbations d’ordre psychiatrique (anxiété, dépression, insomnie) et neuropsychologique :troubles de la mémoire, confusion.

Se pose aussi la question des conséquences psychosociales de la pandémie, les risques de décompensations dans les années à venir : les plus jeunes, risquent de subir de plein fouet les conséquences tant économiques que psychologiques de la crise sanitaire actuelle. L’Association médicale australienne (AMA) a du reste alerté sur le risque d’augmentation du nombre de suicides d’ici quelques années, en tablant sur une hausse moyenne de 25 %, voire 30 % chez les jeunes.

Source : 25 mai 2020 , The Conversation

Covidout.fr : une appli pour aider à préserver sa santé mentale

Face à la crise engendrée par le Covid-19 et le confinement, des experts français et suisses ont conçu le site gratuit « Covidout » .

Le Covid-19 et le confinement peuvent engendrer des états de souffrance psychologique passagère ou chronique chez de nombreuses personnes . L’objectif de cet outil gratuit est d’aider les personnes à trouver des stratégies d’adaptation, avec un suivi individuel en fonction de leur profil, pour mieux vivre la crise dans ses différentes dimensions

Des programmes d’entraînement sont proposés ( activité sportive, méditation, art-thérapie) autour de thèmes clés : sommeil, nutrition, respiration, sexualité, gestion du stress et des conflits, psychologie, gestes sanitaires ergothérapie…

source : santé magazine

Les possibles séquelles sur la santé mentale des patients Covid-19

Cette méta-analyse réalisée par des chercheurs américains reposant sur 65 études et 7 pré-publications compile les conséquences psychiatriques observées chez plus de 3.550 patients hospitalisés pour le SRAS (2002), le MERS (2012) et le Covid-19. L’étude a porté uniquement sur  les cas graves traités à l’hôpital et ne s’applique donc pas aux cas plus légers ou asymptomatiques.

Les résultats, publiés dans la revue The Lancet Psychiatry, suggèrent que si la plupart des patients ne risque pas de souffrir de séquelles psychiatriques, mais « les cliniciens devraient surveiller la possibilité que des troubles mentaux courants tels que la dépression, l’anxiété, la fatigue et le stress post-traumatique pouvant apparaître dans les semaines et les mois suivant la guérison d’une infection grave, comme cela a été observé avec le SRAS et le MERS », estime le Dr Jonathan Rogers, chercheur à l’University College London et co-auteur de l’étude.

Source : bio à la une,Par AFP/Relaxnews

 Quel a été l’impact du virus sur la santé mentale des soignants ?

L’épidémie a multiplié les inquiétudes et le stress chez les soignants. Le Pr Wissam El Hage, responsable du Centre régional de psychotraumatologie, au centre hospitalier de Tours témoigne que tous les facteurs de risque sont réunis : la perte de contrôle, la confrontation avec la mort, les menaces pour soi, le manque de protection faute d’équipements suffisants …s’ensuivent pour les soignants anxiété,culpabilité, problèmes de sommeil,  épuisement, dépression, de possibles addictions.

 Il est donc indispensable de donner des moyens à la psychiatrie, déjà sous-dotée avant la crise. Une étude nationale est lancée auprès de 3 000 soignants pour évaluer à distance leurs difficultés psychiques, ainsi qu’un appel aux dons pour des projets spécifiques Covid-19 et troubles psychiatriques.

Source : Ouest-France

Le CBD serait-il bon pour la santé mentale ?

Dans un article du 16 avril dernier intitulé très directement « il y a urgence à prescrire du cannabis dans les EHPAD », l’addictologue William Lowenstein prône les vertus du cannabis médical, et particulièrement du CBD. Le cannabidiol, ou CBD, est cette molécule du cannabis « dénuée de propriétés psychoactives et addictives », qui n’en conserve que le caractère relaxant. Un anxiolytique naturel en somme, un moyen d’apaiser les angoisses à coup de tisanes et de sirop.

La France et son habituel retard en matière de cannabis thérapeutique ont fait de la zone grise CBD un marché parallèle attrayant et varié : infusions, fleurs séchées, spray, cosmétiques, bonbons, huiles, produit pour cigarettes électroniques…  Alessandro Stella, directeur de recherche au CNRS s’agace de cette hypocrisie «  Il n’y a pas de drogue dure ou douce, c’est l’utilisation qu’on en fait qui est dure ou douce. Le plaisir en soi est déjà une thérapie ! » Du réconfort au pays des confinés…

source : Vice, Par Elsa Gambin